[Water Polo] Interview de Céline Cherrier
Bonjour Céline, comment vas tu ?
Bonjour Antoon, je vais très bien merci,
Pourrais tu te présenter en quelques lignes ?
J’ai 24 ans, je suis maître nageur dans une petite piscine près de Nancy, je pratique ma passion, le water polo, depuis maintenant 9 ans. Et j’ai eu l’honneur de participer à quelques grandes compétitions internationales.
La Ligue Mondiale
Après une huitième place aux derniers championnats d’Europe, dans quel état d’esprit avez-vous abordé cette étape de ligue mondiale?
Lors des derniers championnats d’Europe, nous avons fait de belles performances face à de grandes nations mais nous avons manqué de régularité. Ces Championnats d’Europe nous ont prouvé que nous avions progressé, que nous nous rapprochons petit à petit des pays leaders du W-P. Nous avons donc abordé cette World league dans l’intention de confirmer cette idée.
Madrid a confirmé la hiérarchie de Lille malgré votre défaite in extrémis contre l’Italie là -bas?
Bien sà»r, il y a de la frustration après la défaite contre l’Italie, mais nous sommes satisfaits d’avoir pu accrocher une seconde fois ce pays, d’avoir pu approcher la victoire d’aussi près face à une nation si forte, malgré l’absence des joueuses phares de l’équipe nationale italienne.
Quel sentiment prédomine: frustration de ne pas être qualifiées ou satisfaction d’accrocher de plus en plus l’élite mondiale ?
Cette World league a été l’occasion pour les jeunes joueuses d’acquérir de l’expérience. En effet, nous n’avons pas un championnat de France très étoffé, et nous manquons de match de haut niveau.
Le groupe est jeune. Tu as senti un manque d’expérience sur certaines phases ?
Le manque d’expérience s’est ressenti plus en attaque qu’en défense avec un manque de puissance et de confiance dans les shoots. Mais les joueuses les moins expérimentées n’ont pas démérité, et ont permis d’offrir de belles actions et parfois de beaux buts à l’équipe.
Avez-vous en tête Londres 2012 ? Est-ce un projet réalisable ?
La prochaine étape sera les Championnats d’Europe l’année prochaine.
Les Jeux Olympiques sont un objectif un peu trop ambitieux pour le water polo féminin français, il y a encore une trop grosse différence de niveaux entre l’élite mondiale et la France.
Sa carrière
Depuis quand fais tu du Water Polo ?
Je suis gardienne de buts depuis 9ans.
Les qualités pour ce poste sont : de bons appuis, de la puissance dans les jambes, une bonne vision du jeu.
Le rapport psychologique « shooter/gardien » est très important. Avant un match important, il faut savoir se mettre dans de bonnes conditions, savoir oublier ce qu’il y a autour pour ne voir que le ballon et se persuader que le shooter ne marquera pas.
Aujourd’hui à Nancy, dans la meilleure formation française, aspires-tu à partir à l’étranger afin d’être reconnu et obtenir le statut de semi-pro voir professionnelle ?
J’ai déjà pensé à partir dans un pays étranger pour jouer au water polo. J’ai voulu aller en Australie, mais ce projet ne m’a pas paru réalisable dans la mesure o๠dans ce pays, je n’aurais eu droit à aucune aide et les moindre frais auraient été à ma charge, jusqu’à l’entrée de piscine pour les entraînements. Il aurait fallu que je travaille et pour cela que je maîtrise l’anglais, ce qui n’est pas le cas.
De plus, je suis attaché à ma famille, je n’ai plus spécialement envie d’aller jouer à l’étranger.
Et je n’ai jamais eu de proposition.
Qui est ta référence dans ce sport ?
A mes débuts dans ce sport, ma référence été Caroline Ruyer (actuellement gardienne à Nice après avoir stoppé sa carrière à Nancy).
Aujourd’hui, j’ai vu à l’oeuvre d’autres grandes gardiennes, mais celles qui m’impressionnent sont : la gardienne italienne Helena, jeune et grande ; et la gardienne espagnol Patricia Del Soto, plus petite et mais plus dynamique.
Un petit mot pour Antoon ?
Ravie de te connaitre et j’espère te revoir au bord du bassin de Lille chaque fois qu’il y aura un match avec Nancy ou l’équipe de France





